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Architecture

 

La restructuration du bâtiment, sous la houlette de l’architecte Vincent Brossy. Les travaux sont engagés en 2005 jusqu’à la réouverture de la Maison en novembre 2007 en tant qu’Établissement Culturel de la Ville de Paris. Elle dispose désormais d’une salle de spectacle insonorisée dite salle noire, adaptée à toutes les formes de création contemporaines, d’une salle claire sous verrière, de plusieurs de salles de travail (pavillon) , dont deux studios audio et vidéo, de bureaux pour l’équipe administrative et d’un bar, le Café des métallos, sur la mezzanine surplombant le hall d’accueil.

Le bâtiment constitue l’une des toutes premières structures métallique du 19eme

Pour l’architecte la complexité était de réutilisé l’espace et l’enjeu de redonner une âme au bâtiment

Salle claire = structure métallique d’origine mais mise en place sur système acoustique/ lumière

Modulable par cloison mobile - expo repas conférence spectacle

Salle noire = ancienne chaufferie = créée de toutes pièces = créeuser à 7m de profondeur (hallucinant)

Pavillons

 

Un peu d’histoire (15’)/ mezzanine

 

UNE MANUFACTURE

En 1881, au 94 rue d’Angoulême (aujourd’hui rue Jean-Pierre Timbaud), une manufacture fabriquant des instruments de musique en cuivre voit le jour par la famille Gautrot.. Rachetée quelques années plus tard, elle devientla maison Couesnon (le portail et la lyre), mondialement reconnue pour la qualité de ses instruments. Couesnon est le premier fabricant d’instruments de musique à La saga des instruments Couesnon. Cette famille possède déjà une première usine de fabrication à Château-Thierry ouverte en 1855. Peu après la création de la manufacture parisienne, un nouveau complexe industriel rassemble les quatre fondateurs : Guichard, Gautrot, Triébert, Couesnon. Ce complexe comprend trois usines, dont celle de Paris. Cette société prend en 1882 le nom de « Maison Couesnon » et va devenir célèbre dans le monde entier.

En 1900, la société Couesnon est le leader mondial de la fabrication d’instruments.

Amédée Couesnon, patron de l’entreprise, est une forte personnalité dotée d’une nature très paternaliste. Il s’engage en politique en étant député Radical Socialiste de 1907 à 1919. Très en avance sur son temps en matière sociale, il est un des premiers patrons à instituer une participation des ouvriers aux bénéfices.

Le début du XXe siècle coïncide avec l’apogée des instruments Couesnon, avant l’arrivée de la concurrence américaine : les usines y fabriquent instruments à bois, instruments à cuivre et instruments de lutherie. En 1914, la maison Couesnon emploie plus de 1.000 ouvriers et possède six usines : Paris, Mantes, la Garenne-Colombes, Mirecourt, Château-Thierry et la Couture Boussey.

Après Amédée Couesnon, son fils Jean est un entrepreneur né. Il lance la fabrication industrielle de violons à Mirecourt. Il s’associe avec la société américaine « Columbia Phonograph Company » fabricant de phonographes et cylindres pour phonographes. Il est le premier à avoir introduit la machine à vapeur dans ses industries.

 

UN HAUT LIEU DU SYNDICALISME

À la suite de la crise économique de 1929, la maison Couesnon, qui vend beaucoup d’instruments aux jazzmans américains, doit réduire la voilure pour finalement céder les bâtiments, en 1936. La même année, avec le Front populaire, les effectifs de l’Union Fraternelle de la Métallurgie de la Confédération Générale du Travail (CGT) passent de 10 000 à 250 000 syndiqués. L’argent des cotisations est investi dans des biens immobiliers, dont le 94 rue d’Angoulême. La Maison des Métallurgistes est inaugurée le 2 mai 1937 et devient un haut lieu du syndicalisme, sous la direction de l’Union Fraternelle des Métallurgistes, une branche de la CGT dévolue aux progrès sociaux. La Maison devient le siège d’actions politiques fortes, comme l’organisation de l’aide à l’Espagne républicaine avec l’accueil des volontaires des Brigades Internationales, l’entrée dans la Résistance, la lutte contre les guerres d’Algérie et du Vietnam et l’engagement contre le fascisme sous toutes ses formes, accouchement sans douleurs, congés payés. Après la seconde guerre mondiale, la rue est rebaptisée du nom du militant communiste et résistant Jean-Pierre Timbaud.

 

Aujourd’hui..

 

UN ÉTABLISSEMENT PUBLIC CULTUREL

L’UFM se trouve contrainte de vendre en 1997. Devant le danger de voir la Maison des métallos vendue à des promoteurs privés, associations et habitants du quartier s’unissent et créent le Collectif Interassociatif. Leur lutte et le soutien des élus d’arrondissement permettent le rachat des bâtiments par la Mairie de Paris. En vue : un chantier de La direction en est initialement confiée à Gérard Paquet (cofondateur et directeur du Théâtre National de l’Image et de la Danse de Châteauvallon et fondateur de l’association Planète Emergences qui a effectué une mission de préfiguration de trois ans avant les travaux). Quatre axes de travail sont définis : les spectacles vivants ; les débats publics ; les manifestations associatives et le « chantier numérique ». En septembre 2009, Philippe Mourrat (anciennement chef de projet à la Villette, il a piloté notamment « Les Rencontres de la Villette », rendez-vous international des cultures urbaines) arrive à la direction de la Maison avec Christine Chalas.

 

LE PROJET ACTUEL

Il est dans la continuité de cette histoire et dans le respect des Hommes qui l’ont peuplé dans le passé

Pluridisciplinaire

2/3 de la programmation en entrée libre

 

la salle noire

 

266 places

On peut enlever gradins

Très bonne insonorisation