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La prochaine réunion du café littéraire aura lieu
jeudi 16 novembre 2017 de 14h à 17h

 Après l'arrêt estival, nous nous sommes retrouvés en septembre à Agir pour l'Audition. Les lectures de l'été étaient au programme !

 

 Organisation pratique 

Le Café Littéraire de l'AIFIC se déroule dans les locaux de la Fondation AGIR pour l'AUDITION de 14 h à 17 H. L’acoustique de la salle mise à notre disposition est excellente, avec très peu d’écho. Associées à nos bonnes habitudes de parler un seul à la fois, les conditions d’audition/compréhension sont parfaites !

Adresse :

AGIR pour l'AUDITION

13 rue Moreau 

PARIS - 75012

Tel. : 01 55 78 20 10

5ème étage - Ascenseur et interphone

Métro Bastille (sortie Hôpital des 15/20 ou Opéra) ou Métro Ledru Rollin

 

Inscription, renseignements et contact : gabel34@hotmail.fr

 

 

 Les cafés littéraires

Le premier Café Littéraire de l'AIFIC, créé le 26 octobre 2008 par Frédérique Granier, s’est réuni chez une adhérente, Hélène Bergmann, autour d'une tasse de café assortie de quelques bons gâteaux.

Depuis le 10 décembre 2015, il se tient dans les locaux de la Fondation Agir pour l'Audition de 14 heures à 17 heures et de façon bimestrielle.

Les règles sont simples: apporter et un livre fortement apprécié qu'il soit de littérature ancienne ou contemporaine, française ou étrangère afin de le présenter et de faire partager son enthousiasme aux autres membres du Café. Et parfois en lire un bref extrait. Par la suite, les échanges s'engagent librement sur l'auteur, le sujet ou l'époque dans une ambiance très conviviale dans le respect de chacun.

La particularité du Café Littéraire de l'AIFIC est que tous les participants sont porteurs d'implant cochléaire et que s'est instaurée entre eux une discipline spontanée qui permet à chacun de s'exprimer à sa manière sans être interrompu, sans avoir à couvrir des conversations annexes et en étant sûrs d'être compris par les autres. Ces échanges sont aussi un excellent exercice pour l'écoute implantée et la lecture labiale.

 

 Chronique du dernier café littéraire

(On peut accéder aux chroniques des réunions précédentes en cliquant simplement sur un lien dans la rubrique ‘cafés littéraires précédents’ ci-dessous)

 

Réunion du 18 mai 2017

Le Vent de l’aube, roman du terroir, écrit par Françoise BOURDON, en 2006.

Il relate l’histoire de Nevart, jeune Arménienne qui a fui le génocide de 1915 et s’est réfugiée en Provence. Elle y travaille dans une usine de moulinage de la soie, dans les dures conditions de l’époque. Eprise de liberté, Nevart ne rêve que de travailler dans une lavanderaie, mieux… d’avoir SA lavanderaie. Son courage lui permettra de réaliser ce rêve.

Mais elle est rejointe par la montée du nazisme. Sa propre histoire la fait se battre de toutes ses forces pour sauver des enfants juifs qui lui sont confiés. Cela lui vaudra d’être déportée à Ravensbrück. …  La suite est à découvrir !

La richesse de ce roman tient à la pureté des sentiments exprimés dans un style clair, simple, poétique ; mais aussi aux thèmes très enrichissants traités. On y découvre tour à tour, la vie des Arméniens réfugiés en France, celle des soldats de retour des combats et des civils meurtris par ce qu’ils ont enduré, la montée du nazisme et l’organisation de la Résistance, la vie des déportés. Mais on y apprend aussi beaucoup de choses intéressantes sur l’élevage des vers à soie et la culture de la lavande.

D.M

 

Temps glaciaires de Fred Vargas

L’auteure s’ingénie malicieusement à perdre son lecteur entre les brumes de l’Islande et le souvenir de Robespierre. A la page 110, on est carrément perdu. Que vient faire une guillotine dans un drame islandais, avec une dizaine de touristes piégés par la brume sur un îlot désert, qui ont une fâcheuse tendance à disparaitre les après les autres.

Fred Vargas nous entraine vers les rives du mythe et de la légende. Son nouveau* roman est souvent drôle, pleine de poésie mais aussi très actuel ; à travers la figure de Robespierre, redoutable de fanatisme.

*Elle vient de publier le 10 mai ‘Quand sort la recluse’ (il s’agit d’une araignée, rare, à la piqure mortelle), son 14ème roman policier.

J.D.

 

Fugue Polonaise de Beata de Robien

 Auteur polonais : Béata de Robien, née en 1951, originaire de Cracovie. Elle a fait ses études en Pologne, puis en France où elle vit désormais. Elle est auteur de plusieurs pièces de théâtre, de scénarios pour la télévision, de romans historiques et de biographies. Fugue polonaise, édité en 2013,  a obtenu le prix 'Culture et Bibliothèque pour tous' en 2014. Elle a publié en français : Le nain du roi de Pologne -  Les passions d'une présidente : Eléanore Roosevelt - Le roman de la Pologne -. La malédiction de Svetlana, fille de Staline, en 2016.

C'est un roman basé sur la vie d'une jeune adolescente de 16 ans, Bashia, dans la réalité de la Pologne communiste de l'après-guerre, en 1953, après la mort de Staline. Le pays manque de tout, est affamé, asservi et muselé par la dictature imposée par l'URSS. Bashia tente de vivre normalement au sein de sa famille fichée 'ennemis du peuple'. Ils ont été dépouillés de leurs biens jusqu'à l'indispensable.

 Chacun des membres de sa famille, plus originaux les uns que les autres, fuit la réalité à sa manière et surtout la surveillance étroite de la police secrète. Ils vivent dans un appartement communautaire avec d'autres locataires imposés par le régime ; l'intimité y est difficile, la pauvreté règne, l'alimentation est rationnée.  Les chantages de la police, les trahisons sont difficiles à supporter...

 Bashia se noue d'amitié avec un étudiant français, Christian, ils sont espionnés. Bashia rêve de quitter la Pologne et venir vivre en France. C'est la vie que Béata de Robien a vécu en Pologne dans ces années-là, qu'elle décrit avec une ironie mordante. Livre très agréable à lire avec beaucoup de suspens.

G.C.

 

Dans les forêts de Sibérie de  Sylvain Tesson

La quête d'une vie sobre et belle autour de gestes simples : lire, pêcher, marcher, regarder le ciel. Cette façon de tourner le dos à la société, ce choix de la solitude, Sylvain Tesson les concrétise pendant six mois en Sibérie (de février à août) dans une cabane en cèdre au bord du lac Baïkal : 2 chiens, un poêle à bois, une fenêtre sur un lac et..." une liste de lectures idéales composée à Paris avec grand soin ", suffisent à la vie:

"Aux antipodes, les diktats de Paris : "Tu auras une opinion sur tout ! Tu répondras au téléphone ! Tu t'indigneras ! Tu seras joignable ! Credo des cabanes : ne pas réagir... ne jamais décrocher... flotter légèrement saoul dans le silence neigeux... s'avouer indifférent au sort du monde... et lire les chinois"

Une autre façon d'appréhender le temps : "Chaque matin, je sais que s'écoulera un jour miroir de la veille et esquisse du lendemain. Les variations des heures jouent sur la coloration du soleil, les allers et venues des oiseaux et mille nuances à peine perceptibles."

Un roman d'aventure, un essai ? Éblouissant, poétique et plein de sens, il a été récompensé par le prix Médicis, puis adapté au cinéma par un film d'aventure franco-russe de Safy Nebbou, sorti en 2016.

J.P.

 

Itinéraire d’un soldat français, prisonnier puis évadé pendant la seconde guerre mondiale

Il s’agit du témoignage recueilli en 2002 auprès de mon père par une association, à propos de son évasion pendant la guerre. Dans son récit il raconte cette aventure rocambolesque.

Soldat, il est fait prisonnier en juin 1940 à Dunkerque, transporté en Belgique, en Hollande puis dans un stalag en Allemagne (Westphalie) et ensuite dans une ferme.  En juin 1941 il s’évade avec deux camarades  et décrit son périple  rempli  de craintes, de peur, de faim, de rencontres, de hasard et de chance à travers les pays traversés : Pays-Bas, Belgique, France. Après avoir passé la ligne de démarcation en France, il ira à Marseille et viendra ensuite à Lyon où il restera jusqu’à la fin de la guerre.

L.G.

 

Le procès des étoiles de Florence Trystram

Ce livre relate l’expédition d’un groupe de scientifiques français au Pérou dans la première moitié du 18ème siècle (expédition La Condamine regroupant mathématiciens, astronomes, botanistes, géographes et médecins). Le but était de mesurer un bout de méridien terrestre à l’équateur pour savoir si la terre est aplatie aux pôles ou pas. Le groupe de scientifiques, plus habitué aux salons parisiens qu’à la jungle amazonienne, se trouve confronté à toute une série de difficultés inattendues : climat équatorial humide sur la côte, marais de la jungle amazonienne, présence des hauts sommets des Andes là où ils feront leurs mesures, relations difficiles avec les autochtones, indiens et colons espagnols, forts soupçons d’être plus intéressés par l’or des Incas que par la géodésie, sans mentionner les fortes rivalités d’égo à l’intérieur du groupe qui le fera éclater. L’esprit scientifique cartésien qui les anime et la volonté de faire avancer les connaissances dans tous les domaines quelles que soient les difficultés est impressionnant. Faire de la science à l’époque n’était pas de tout repos ! Ils réussiront dans leur entreprise mais en paieront le prix : plusieurs mourront sur place, l’un reviendra fou, les premiers à revenir le feront au bout de 9 ans. Une formidable aventure scientifique, étonnante à lire et inimaginable de nos jours.

J.-P.G.

 

La femme daurade

Un conte merveilleux venu du Japon ou un pécheur malchanceux n’a pas su garder l’amour et le bonheur pour avoir trop posé de questions : dans la vie, c’est l’amour ou les questions !!!

J’ai eu beaucoup de plaisir à raconter cette histoire à mes amis des livres.

S.C.

 

Je dirais malgré tout que cette vie fut belle de Jean d’Ormesson (NRF-Gallimard)
Tout le monde connait l'auteur de cet important volume de près de 500 pages.  Famille célèbre depuis des siècles, noblesse de robe, titre de comte, Jean Lefèvre d'Ormesson, né en 1925, a suivi la tradition familiale. Normalien, Académicien, il a représenté la France dans diverses organisations internationales, puis fut directeur du Figaro, jusqu'à ce que la littérature l'absorbe complètement. Il a publié une cinquantaine d'ouvrages et obtenu de nombreux prix, Toujours très érudit, mais léger en même temps ! Dans le livre présenté au Café Littéraire de mai, il s'intente une sorte de procès où il est à la fois juge et partie et utilise ce procédé pour nous parler une nouvelle fois de lui sans avoir l'air de nous livrer une biographie. Dans un véritable tourbillon où nous nous efforçons de suivre cet homme épris des philosophes de l'Antiquité et des grands classiques de la littérature, mais aussi des salons parisiens où se retrouvent, entre autres, les personnalités du cinéma, des  lettres ou de la politique de notre époque. C'est épuisant ! Il faut savoir lire ce livre par petites doses pour l'apprécier réellement.

H.B.

 

Cixi. La concubine qui fit entrer la Chine dans la modernité de Jung Chang

 A l'aide de documents historiques, de décrets impériaux, d'archives de la Cour impériale, de correspondances personnelles, de journaux intimes et de récits de témoins oculaires mis sous scellés par Mao et débloqués à la mort de celui-ci, l'écrivaine chinoise Jung Chang vivant en Angleterre a retracé, grâce à l'étude de ces archives, la véritable histoire de la dernière impératrice de Chine: Cixi ou Tseu-Hi selon l'ancienne transcription.

Jung Chang, l'auteure des Cygnes Sauvages à qui l'on doit une biographie de Mao entraîne le lecteur dans les fastes de la dynastie manchoue en déclin, brosse un saisissant portrait de Cixi (1835/1908), la réhabilite et fait partager toutes les initiatives qu'elle entreprit pour sortir la Chine repliée sur elle-même et souvent au péril de sa vie durant les 47 longues années de son règne.

Dépeinte à tort comme une impératrice tyrannique, cruelle, refusant d'ouvrir la Chine au monde occidental, Cixi ne fut rien de tout ça et munie d'une volonté inébranlable de changer la Chine, elle réussit à faire réviser les lois chinoises pour qu'elles soient compatibles avec les lois occidentales et malgré les guerres de l'opium, envers le Japon et les Boxers elle : instaura une monnaie nationale: le Yuan, finança de ses fonds personnels des facultés de médecine occidentales pour envoyer des jeunes chinois étudier à l'étranger, fit construire par des Français des bateaux à vapeur, des usines d'extraction du charbon, dota les chinois à l'usage du télégraphe, du chemin de fer, de l'électricité à Pékin et demanda à l'armée britannique de former des soldats chinois à l'usage des armes à feu. Surtout, elle incita les femmes à étudier et sortir de chez elles. La torture des mille coupures vouant à une mort horrible et lente fut abolie ainsi que les pieds bandés des petites filles de l'ancienne dynastie Han triste coutume encore en vigueur du temps de Cixi. Cixi était une femme généreuse. Appréciée des épouses des ambassadeurs étrangers qui ne tarissaient pas d’éloges à son égard, elle n’hésitait pas à leur offrir de somptueux cadeaux dont certains étaient personnels comme des bijoux. La veille de sa mort, elle plaça sur le trône son neveu Puyi, mais Sun Yat Sen commençait à se faire connaître...

La république fut prononcée en 1912, trois ans après la mort de Cixi. Ce très bel ouvrage, fruit d'intenses recherches est à conseiller aux amateurs d'un passé révolu et toutefois fantastique.

F.G.

 

Ma mère cette inconnue de Philippe Labro

Quel enfant devenu un peu grand ne s'intéresse pas à la vie de sa mère avant sa naissance ? Surtout quand elle esquive les demandes pourtant claires et affectueuses. Philippe Labro est un tel enfant. Pour ses trois frères, il est celui qui doit écrire un livre sur sa mère Netka. Que faire ? S'adjoindre quelques professionnels ? Ils donnent quelques faits mais pas d'explication profonde de comportement. Pourtant Philippe Labro a écrit ce livre "Ma mère, cette inconnue" en se rapprochant de sa mère défunte et bien mystérieuse.

M.L.

 

 

 

 

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