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Association d'Ile-De-France des implantés cochléaires
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La prochaine réunion du café littéraire aura lieu
jeudi 31 mai 2018 de 14h à 17h

 

 Organisation pratique 

Le Café Littéraire de l'AIFIC se déroule dans les locaux de la Fondation AGIR pour l'AUDITION de 14 h à 17 H. L’acoustique de la salle mise à notre disposition est excellente, avec très peu d’écho. Associées à nos bonnes habitudes de parler un seul à la fois, les conditions d’audition/compréhension sont parfaites !

Adresse :

AGIR pour l'AUDITION

13 rue Moreau 

PARIS - 75012

Tel. : 01 55 78 20 10

5ème étage - Ascenseur et interphone

Métro Bastille (sortie Hôpital des 15/20 ou Opéra) ou Métro Ledru Rollin

 

Inscription, renseignements et contact : gabel34@hotmail.fr

 

 

 Les cafés littéraires

Le premier Café Littéraire de l'AIFIC, créé le 26 octobre 2008 par Frédérique Granier, s’est réuni chez une adhérente, Hélène Bergmann, autour d'une tasse de café assortie de quelques bons gâteaux.

Depuis le 10 décembre 2015, il se tient dans les locaux de la Fondation Agir pour l'Audition de 14 heures à 17 heures et de façon bimestrielle.

Les règles sont simples: apporter et un livre fortement apprécié qu'il soit de littérature ancienne ou contemporaine, française ou étrangère afin de le présenter et de faire partager son enthousiasme aux autres membres du Café. Et parfois en lire un bref extrait. Par la suite, les échanges s'engagent librement sur l'auteur, le sujet ou l'époque dans une ambiance très conviviale dans le respect de chacun.

La particularité du Café Littéraire de l'AIFIC est que tous les participants sont porteurs d'implant cochléaire et que s'est instaurée entre eux une discipline spontanée qui permet à chacun de s'exprimer à sa manière sans être interrompu, sans avoir à couvrir des conversations annexes et en étant sûrs d'être compris par les autres. Ces échanges sont aussi un excellent exercice pour l'écoute implantée et la lecture labiale.

 

 Chronique du dernier café littéraire

(On peut accéder aux chroniques des réunions précédentes en cliquant simplement sur un lien dans la rubrique ‘cafés littéraires précédents’ ci-dessous)

 

Livres présentés lors de notre réunion du 29 mars 2018

L'art de perdre d'Alice Zeniter.

Ce livre m'a fort intéressée car il m'a permis de suivre un chemin entre mon enfance en Algérie pendant la guerre 39/45 et ma jeunesse pendant les "événements d'Algérie". Un chemin vivant car émaillé de petites notations proches de la vie de tous les jours de cette famille algérienne. Sans s'appesantir sur les atrocités de cette période, il nous fait saisir comment le grand père Ali a pu passer du statut de petit notable d'un village kabyle à celui de réfugié harki dans un campement de Provence. Comment un petit propriétaire d'oliveraies s'est retrouvé ouvrier en Normandie. Puis c'est le sort du fils aîné, petit fonctionnaire français marié à une française, père de quatre filles dont la narratrice pour qui l'Algérie n'évoque rien : les paysages, la langue ne passent pas par les gènes. Les lycéens ne se sont pas trompés en accordant à ce livre le Prix Goncourt des lycéens.

Michèle C.

 

Les forêts de Ravel de Michel Bernard  Editions La Petite Vermillon

En 1916, Ravel a 40 ans. Il se rend à Verdun désireux de participer aux combats contre l'Allemagne en tant qu'aviateur. Mais sa taille de jockey et sa fragilité physique ne lui permettent pas de servir dans l'aviation. En revanche, l'Etat-major lui concède de conduire des camions qui transporteront les blessés de Verdun jusqu'à Bar le Duc.

Il traverse des forêts où se lisent au fil des pages un amour immodéré du soleil, du ciel, de l'humus, des bois et des arbres. Michel Bernard joue magnifiquement avec les mots dans un style infiniment rare et musical. Il est d'ailleurs conseillé d'écouter le Boléro de Ravel en lisant ce livre qui est une ode à la beauté de la langue française.

L'auteur est complètement habité par le sujet. A lire absolument!

Avant et après de Paul Gauguin Editions La Petite Vermillon

Paul Gauguin écrit cette autobiographie un peu fourretout à l'hiver de sa vie, lorsqu'il est vieillissant et malade dans sa maison du Jouir aux Marquises. Il ne peut plus peindre alors, il couche pêlemêle ses souvenirs. Ses difficultés à vendre ses toiles, son passage à Pont Aven, ses démêlés avec Van Gogh à Arles, son amour pour sa grand-mère Flora Tristan, son enfance au Pérou, sa lutte pour sauvegarder la culture maorie et aussi ses liaisons avec de très jeunes marquisiennes.

Style un peu décousu mais attachant. Comme le souligne d'ailleurs l'auteur "Je voudrais écrire comme je fais mes tableaux, c'est à dire à ma fantaisie". Gauguin, totalement seul et sans argent décède le 8 mai 1903, trois mois après avoir écrit la dernière ligne de ses ultimes mémoires...

A retenir.

Frédérique G.

 

 Les couleurs de l’incendie de Pierre Lemaitre -  Deuxième livre qui fait suite à ‘Au revoir là-haut’ – prix Goncourt 2013.

C’est l’histoire de Madeleine, fille du riche banquier Péricourt, et de son fils Paul de 7 ans, héritiers au décès de ce Monsieur. Elle se retrouve seule avec son fils handicapé, confrontée au cynisme de son entourage familial, domestique et professionnel de l’entre-deux-guerres. Les liens de certains personnages avec ceux du précédent livre, plus machiavéliques, crapuleux les uns que les autres créent un suspens tout au long de la lecture, ce sera une véritable descente aux enfers pour Madeleine qui, lorsque complètement ruinée, elle se rendra compte des abus qu’elle a subis, se vengera des uns et des autres …  un vrai travail de fourmi qu’elle réussira.

Un livre pervers, passionnant mais que le lecteur ne lâche plus.

Ginette C.  

 

Dans le jardin de la bête  d’Erik Larson

C’est l’histoire de William Dodd, universitaire, historien que le Président Roosevelt choisit d’envoyer à Berlin comme ambassadeur, peu de temps après l’arrivée d’Hitler au pouvoir.

William Dodd arrive à Berlin avec sa femme, son fils et sa fille Martha, 24 ans, qui est d’abord séduite par le régime nazi et sera la maitresse de plusieurs dignitaires nazis dont Rudolf Diels, chef de la gestapo, et plus tard de Boris Vinogradov, espion soviétique.

William Dodd rencontre Hitler à plusieurs reprises et le croit, au début, sincère dans sa volonté de paix. La famille prend conscience peu à peu de l’horreur du régime nazi, de la tension extrême qui règne à Berlin dans les jours précédents ‘la nuit des longs couteaux’ du 29 au 30 juin 1934.

Dodd critique ouvertement le régime nazi, sous pression allemande, il est rappelé à Washington en décembre 1937.

Laurence G.

 

Nage libre de Boris Bergmann

L’auteur de ce livre a fait son entrée en littérature, très jeune puisqu’il a publié son premier livre (Viens là que je te tue, ma belle) à 15 ans. Alors qu’il était en hypocagne, puis cagne, il a publié deux autres romans témoignant d’une recherche sur le fond et sur la forme. Cela n’a pas échappé aux spécialistes puisque Boris Bergmann a été invité à séjourner en 2018 pour une année à la villa Médicis à Rome où, avec d’autres artistes, il contribue au rayonnement de la culture française à l’étranger.

Hélène B. 

 

Nage libre -paru en janvier 2018- chez Calmann Lévy, est le quatrième roman de Boris Bergmann.

L’auteur, avec une grande tendresse pour ses personnages, évoque le pouvoir salvateur de l’amitié entre Issa et Elie, deux jeunes mômes de Belleville, habitant de la Zone, une enclave de HLM, proche des Buttes Chaumont. Issa, qui a raté son bac, n’a aucun projet d’avenir. Mais son ami Elie l’entraîne à la piscine pour qu’il devienne maitre-nageur. Malgré ses mauvais souvenirs d’enfance de la piscine, il s’efforce chaque jour de dompter ses réticences. Ce lieu magique va être pour Issa comme le liquide amniotique de sa renaissance, à travers l’éveil progressif de tous ses sens. Une piscine de désir.

C’est un roman du corps et de la sensation, avec des personnages venant d’un Paris un peu ghetto, populaire et sale, dont ils se libèrent grâce à la nage. Une écriture puissante et poétique. De son style nerveux et acéré, B.Bergmann dresse le portrait d’une jeunesse qui se débat pour être libre. L’auteur décrit le pouvoir salvateur de l’amitié, avec une grande tendresse pour ses personnages. Un style nerveux et acéré. Un vrai bijou, d’une grande sensibilité.

Depuis cet automne, Boris Bergmann est l’un des quinze artistes en résidence à la Villa Médicis à Rome. Son prochain roman aura pour thème le fanatisme.

Jacques D.

 

Filles impertinentes de Doris Lessing

Doris Lessing traite des relations difficiles entre mère et fille, du désir des filles de vivre libre et non comme leur mère de ‘se sacrifier’. Elle nous fait un tableau de la vie précaire des colons au début du 20e siècle en Afrique. Elle nous raconte la difficulté de vivre après les deux dernières guerres.

Solange C.

 

Le dernier des nôtres – de Adélaïde de Clermont-Tonnerre - Grand prix du roman de l’Académie Française.

Manhattan 1969 : Un homme rencontre une femme … c’est le coup de foudre.

Dresde 1945 : Sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d’un petit garçon.

C’est l’histoire de deux frères ennemis et de deux femmes liées par une forte Amitié. Beaucoup d’évènements, de passion, de tragédies avant de découvrir qui est cet enfant. L’auteure s’inspire de l’opération Paperclip (Récupération des scientifiques nazis par les américains en 1945) pour construire son roman. Du suspense avant de découvrir qui est vraiment ‘le dernier des nôtres ».

Danièle G.

 

L’amour après  de Marceline Loridan-Ivens

« Mireille Knoll poignardée et brûlée dans son appartement a vécu la Shoah, la rafle du vel’d’hiv’. Je suis de sa génération, une rescapée d’Auschwitz, de Bergen-Belsen » … Marceline Loridan-Ivens interrogée par le journal ‘Le Monde’ le 30 mars 2018.

Marceline Loridan-Ivens est une cinéaste française, née Rozenberg à Epinal le 19 mars 1928,  de parents polonais émigrés en France depuis 1919. A 15 ans, elle était à Birkenau.

Ce Livre, absolument extraordinaire est le récit merveilleusement libre sur l’amour et la sensualité, un amour synonyme de liberté, sans possession.

A la question, peut-on vivre après l’horreur, Marceline Loridan-Ivens en substitue plusieurs autres :

-          Peut-on aimer un jour après les camps ?

-          Comment peut-on aimer quand son rapport au corps a été totalement ravagé ?

-          Peut-on un jour avoir du plaisir ?

Version libre et rebelle, hors des sentiers battus de l’amour par une résistante dans tous les sens du terme.

C’est une femme émouvante qui dégage une force et une détermination incroyables, vue le 18 janvier à la ‘Grande Librairie’ de Busnel qui m’a conduite chez mon libraire le lendemain.

Jacqueline P.

 

 

 

 Cafés littéraires précédents (cliquer sur la date)

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