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Association d'Ile-De-France des implantés cochléaires
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La prochaine réunion du café littéraire aura lieu
jeudi 18 janvier 2018 de 14h à 17h

  Après une excellente réunion en novembre, riche en bons et beaux livres, le café littéraire reprendra après les fêtes de fin d'année en janvier !

 

 Organisation pratique 

Le Café Littéraire de l'AIFIC se déroule dans les locaux de la Fondation AGIR pour l'AUDITION de 14 h à 17 H. L’acoustique de la salle mise à notre disposition est excellente, avec très peu d’écho. Associées à nos bonnes habitudes de parler un seul à la fois, les conditions d’audition/compréhension sont parfaites !

Adresse :

AGIR pour l'AUDITION

13 rue Moreau 

PARIS - 75012

Tel. : 01 55 78 20 10

5ème étage - Ascenseur et interphone

Métro Bastille (sortie Hôpital des 15/20 ou Opéra) ou Métro Ledru Rollin

 

Inscription, renseignements et contact : gabel34@hotmail.fr

 

 

 Les cafés littéraires

Le premier Café Littéraire de l'AIFIC, créé le 26 octobre 2008 par Frédérique Granier, s’est réuni chez une adhérente, Hélène Bergmann, autour d'une tasse de café assortie de quelques bons gâteaux.

Depuis le 10 décembre 2015, il se tient dans les locaux de la Fondation Agir pour l'Audition de 14 heures à 17 heures et de façon bimestrielle.

Les règles sont simples: apporter et un livre fortement apprécié qu'il soit de littérature ancienne ou contemporaine, française ou étrangère afin de le présenter et de faire partager son enthousiasme aux autres membres du Café. Et parfois en lire un bref extrait. Par la suite, les échanges s'engagent librement sur l'auteur, le sujet ou l'époque dans une ambiance très conviviale dans le respect de chacun.

La particularité du Café Littéraire de l'AIFIC est que tous les participants sont porteurs d'implant cochléaire et que s'est instaurée entre eux une discipline spontanée qui permet à chacun de s'exprimer à sa manière sans être interrompu, sans avoir à couvrir des conversations annexes et en étant sûrs d'être compris par les autres. Ces échanges sont aussi un excellent exercice pour l'écoute implantée et la lecture labiale.

 

 Chronique du dernier café littéraire

(On peut accéder aux chroniques des réunions précédentes en cliquant simplement sur un lien dans la rubrique ‘cafés littéraires précédents’ ci-dessous)

 

Livres présentés lors de notre réunion du 16 novembre 2017

De l’ardeur, histoire de Razan Zaitouneh, avocate syrienne de Justine Augier (Actes Sud, 2017)

Avocate, militante des droits de l’homme, figure de la dissidence syrienne, Razan Zaitouneh a commencé dès l’année 2000 à documenter les crimes commis dans son pays par le régime et par les groupes intégristes, et à recueillir la parole de ceux qui avaient survécu à la torture et à l’enfermement. Après le soulèvement pacifique de mars 2011, elle entre progressivement dans la clandestinité pour pouvoir continuer son travail. Deux prix lui sont décernés cette année-là ; le prix Anna Politkovskaïa et le prix Sakharov.

Au cours de l’été 2013, elle apporte à la communauté internationale la preuve de l’utilisation d’armes chimiques contre la population syrienne. Le 9 décembre 2013, elle est enlevée avec 3 de ses compagnons de lutte. Elle a 39 ans. Depuis cette date, on est toujours sans nouvelles.

‘De l’ardeur’ reconstitue son portrait, en recomposant le puzzle éclaté de la révolution syrienne. L’enquête menée par Justine Augier nous donne un accès précieux à cette réalité insaisissable et dénonce le ‘crime permanent’ qu’est devenu ce pays, abandonné par l’Occident. L’auteur vit aujourd’hui à Beyrouth. ‘De l’ardeur’ a reçu le prix Renaudot Essais en 2017.

J.D.

 

La cache de Christophe Boltanski

Dans une famille très originale, ou la vie se déroule autour de la grand-mère handicapée, mais qui se bat, pour ne rien laisser paraître.

Au milieu de ce cocon survient la guerre et la nécessité, vitale pour le grand-père, de se cacher dans un réduit aménagé au creux de la maison il y vivra 20 mois.

S.C.

 

La Vague de Tod Strasser

‘La Vague’ présente une version romancée parue en 1981 d’un fait divers survenu en Californie en 1967. Un professeur d’histoire en lycée, ayant des difficultés à expliquer à ses élèves comment le nazisme avait pu se développer et entrainer l’acceptation d’une fraction importante d’une nation, il décide de se livrer à une expérience sur ses élèves : il va changer sa manière de faire cours. Il leur explique l’importance de la discipline, d’un sentiment fort d’appartenance à un groupe et de la nécessité d’action résultant de la formation d’un tel groupe. Il crée à l’échelle du lycée un groupement, qu’il appelle la Vague, et qui met en pratique ces idées. Le succès dépasse toutes ses espérances, le mouvement s’étend très vite et lui échappe, provoquant des débordements. Il met alors fin brusquement à l’expérience en explicitant le lien entre la Vague et le nazisme. Ce fait divers est passé assez inaperçu au début, les divers protagonistes répugnant à expliquer leur rôle dans la Vague. Cette expérience illustre de manière effrayante la facilité de formation d’un mouvement totalitaire et l’abandon par les individus de leur libre arbitre au profit du groupe ; l’intérêt suscité par différents livres, films et pièces de théâtre sur ce fait divers n’a cessé de croitre. Bien qu’ouvrant des perspectives effrayantes, ce livre est certainement à lire.

J.-P.G.

 

L'enfant qui mesurait le monde de Metin Arditi

Il faut d'abord se voir dans les beaux paysages de l'île grecque de Kalimaki où revient un ancien architecte d'origine grecque qui y a perdu sa fille unique Dickie. Il a terminé l'étude commencée par elle sur le Nombre d'Or et les constructions anciennes. Et il s'intéresse à un petit voisin étrange qui accumule les calculs tous azimuts pour essayer d'avoir la main sur le monde qui change. Ce qui ne l'empêche pas de se tenir au courant des affaires politiques de l'île prise dans la crise grecque actuelle avec le FMI, Bruxelles, etc. Le lecteur peut donc choisir de s'intéresser à divers sujets y compris aux passions amoureuses de certains kalamakiotes. Merci, M. Arditi pour ce livre qui m'a fait rêver.

M.C.

 

Pyongyang de Guy Delisle   (Ed: l'Association)

Guy Delisle ne cesse de se déplacer à travers le monde soit pour son travail de cinéaste, soit pour suivre sa femme médecin dans une ONG.  Chaque fois, il nous rapporte des souvenirs passionnants, authentiques et toujours emprunts d'humour  On  voudrait le suivre partout !
Ce livre nous permet d'entrer dans la capitale de la Corée du Nord, le pays le plus fermé du monde L'auteur sait cultiver une atmosphère joyeuse tant avec ses dessins légers  qu’avec ses textes faciles à lire qui nous apprennent beaucoup. Si vous partez pour Londres ou Jérusalem, lisez d'abord Guy Delisle !

H.B.

 

 Les princesses assassines de Jean-Paul Desprat, historien et romancier, auteur, entre-autres, de biographies et d'essais. Editions du Seuil - avril 2016

Ce roman nous fait revivre l'histoire sous Louis XIV alors à son apogée, les hauts faits de la noblesse et aussi sa violence et son goût du sang.

En 1652, dans les derniers jours de la Fronde, le Duc de Nemours est tué en duel, laissant Elisabeth de Nemours, petite-fille d'Henri IV et Gabrielle d'Estrées, ruinée. Leurs filles, Jeanne-Baptiste et Marie-Françoise de Nemours, cousines batardes du Roi, seront aidées par la Reine-mère, dotées et mariées pour raison d'état par Louis XIV, l'ainée au Duc de Savoie, la cadette au Roi du Portugal, ce qui lui permettra de devenir Reine. Le sort s'acharne sur les deux princesses. Le Duc de Savoie se révèle un mari pervers, couvert de maitresses. Le Roi du Portugal : Alphonse VI, est fou à lier. Marie-Françoise réussit à faire annuler son mariage et restera Reine en épousant son frère Pedro qui deviendra Régent. Le remariage n'est guère heureux.

Il faudra toute leur force de caractère pour se tirer d'une situation inextricable, mais à quel prix ?

G.C. 

 

Je n’irai pas -  Mémoires d'un insoumis d'Eugène Cotte par lui-même. Editions la Ville brûle 2016

Eugène Cotte est né en 1889, dans une famille de paysans pauvres du Loiret. Il apprend très tôt la misère, il a une enfance difficile et subit l'esclavage des enfants de ferme, l'âpreté de sa condition, une adolescence ballotée de ferme en ferme, la religion qu'il déteste et trouve hypocrite. Avide d'apprendre malgré tout, il obtient son certificat d'études. Il découvre les premières rencontres passionnées avec les anarchistes et les syndicalistes de l'époque.
Il est insoumis au service militaire. En 1914, il déserte, repris, incorporé de force, il s'est affamé, rendu malade au point d'être réformé. Entre 1909 et 1911, le ministère de la guerre évaluait les défections à 2600 déserteurs et 10000 insoumis par an.  Et pourtant, malgré son dégoût de l'armée et du patriotisme, Eugène a repris les armes, s'est battu sur des champs de bataille dont celui des Dardanelles. Blessé, c'est sur le lit d'un hôpital qu'il a rédigé ces Mémoires, en septembre 1916. De nombreuses années plus tard, sa fille Marcelle découvre ses manuscrits et les fait publier.

Livre poignant parce que c'est une histoire vraie, à une époque difficile et avec l'horreur de la guerre 1914-1918. 

L.B.

 

Le Guide des Égarés de Jean d'Ormesson

Je viens d'apprendre la disparition de Jean d'Ormesson il y a quelques minutes... et c'est sous l'émotion que j'écris ces quelques lignes.

J'ai présenté un de ses ouvrages «Le Guide des Égarés » lors de notre dernière séance. Un condensé «philosophique», même si l'auteur s'en défend, dans lequel chaque mot compte, aucun n'est inutile, une grande concision: 29 chapitres pour 110 pages. C'est en fait un compendium des thèmes dominants de son œuvre. Chaque paradigme découle du précédent ; tous les thèmes ressassés depuis des années sont présents. Il nous invite à nous poser des questions sur notre passage éphémère, sur la finalité de nos vies, à profiter de chaque instant de bonheur.

Un livre à lire et à relire, même s'il n'y a pas de grande révélation. Ça fait du bien et clarifie toutes nos petites interrogations. Une vérité d'Epicure qui pourrait être signée d'Ormesson : « Chacun de nous quitte la vie avec le sentiment qu'il vient de naître »... triste réalité ! Ce livre pourrait se résumer comme une introduction ou une conclusion de son œuvre... donc  rien de nouveau sous les étoiles ?

Eh bien si ! Jean d'Ormesson s'est toujours défini comme un catholique agnostique «penser comme si Dieu existait et agir comme si Dieu n'existait pas » mais il fait un grand pas vers la foi, sans renier ses doutes. «Dieu absent et présent est notre seule espérance. Et, en vérité, dans la beauté, dans la joie, dans la justice, dans l'amour, la seule réalité». Alors on se demande si Monsieur d'Ormesson, l'Immortel, n'aurait pas finalement trouvé la foi ? Nous n'aurons jamais la réponse.

Mais, Ormessons-nous que diable !

JP

 

Croire au merveilleux de Christophe Ono-dit-Bio

Christophe Ono-dit-Bio est responsable des pages culture du journal Le Point, il obtint le Prix Interallié pour son ouvrage ‘Birmane’.

‘Croire au merveilleux’ est la suite de son précédent roman ‘Plonger’ actuellement au cinéma et Grand Prix de l'Académie française. ‘Croire au merveilleux’ emmène le lecteur vers les rivages du temps passé au cœur d'une Italie solaire sur la côte amalfitaine à la recherche d'un bonheur perdu. Ce livre fortement bien écrit, mystique, sensuel, empreint de mythologie est une ode à la poésie et aux beautés de la langue française. Et le lecteur suit pas à pas César sur la trace de Paz, son épouse bien aimée à jamais disparue, transporté par le style de l'auteur.
Et les dernières pages de Croire au merveilleux subliment le bouquet final de cet ouvrage en apothéose....

A découvrir.

F.G.

 

 

 Cafés littéraires précédents (cliquer sur la date)

Septembre 2017

Mai 2017

Mars 2017

Janvier 2017

Novembre 2016

Septembre 2016

Juin 2016

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Décembre_2015

Juin et octobre 2015

Mars 2015

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