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Comment concilier son implant avec son travail : mon témoignage

 

                                           

 

Depuis mes débuts, j’ai toujours exercé mon travail avec des prothèses auditives. Puis j’ai eu recours à des implants après la perte de mon audition survenue à mes 2 oreilles.

Avec la diversification des échanges (contacts avec mes responsables, mes collègues, réception avec le public, réunion de travail, stage, téléphone) je m’emploie à m’adapter aux circonstances pour faire face aux difficultés liées à mon problème auditif.

Effectivement, comme toute personne devenue sourde et malentendante, je me trouve rapidement en situation de faiblesse pour suivre et maintenir les échanges. La charge attentive, qui se multiplie chaque jour et au fil de la journée, ne me permet pas de maintenir mon attention pour écouter et parler durablement avec une personne.

C’est pourquoi, je me place toujours face à la personne pour communiquer. La luminosité est un facteur important. Il faut suffisamment de lumière pour observer la personne et éviter les contre-jours. Comme je lis facilement sur les lèvres, je peux mieux comprendre les paroles de mon interlocuteur. Je ne cache pas ma surdité à mon auditeur. Je signale à toutes les nouvelles personnes rencontrées mon problème auditif. Mes responsables, mes collègues ont bien compris que je dois être face à eux pour parler. Il n’y a aucune gène réciproque. Je signale la personne qui articule mal ou développe peu les mouvements des lèvres ou bien disposant d’un accent qui entraîne un son différent. Je demande à mon interlocuteur de parler plus lentement et je lui indique rapidement si j’ai des difficultés pour le comprendre.

Je n’hésite pas à interrompre l’entretien si les difficultés de compréhension sont élevées et pour lesquelles aucune solution ne peut être trouvée à la situation.

Lors des réunions de travail, je demande à ce que le plan des tables forme un carré et je me place toujours au milieu de la table et surtout face au principal animateur de la réunion. Cela me permet de contrôler les échanges avec les intervenants. Autrefois, j’utilisais régulièrement le micro-récepteur lorsque j’avais des prothèses auditives. Mais depuis l’implantation qui m’a beaucoup amélioré mon audition, je ne ressens plus le besoin de disposer d’accessoire pour suivre une réunion. Je dispose toutefois de la BIM de poche en cas de besoin.

Lorsque je me présente à un cours à la formation professionnelle (stage), je me place toujours au premier rang et de telle sorte à avoir face à moi le moniteur de stage et l’écran projecteur. Lors du tour de table pour la présentation des stagiaires, je n’hésite pas à signaler mon problème auditif. Je demande des écrits importants au tableau.

Je n’utilise pas le téléphone à mon travail. Pourtant, j’éprouve peu de difficulté à comprendre au téléphone avec mes proches. Mais je préfère m’abstenir d’utiliser le téléphone à mon travail. Compte tenu de l’énergie développée, il m’est bien difficile de conserver l’attention durant toute la journée à mon travail. Mes responsables et mes collègues ont bien compris mes difficultés pour rester attentif au cours de l’échange au téléphone.

Le téléphone est remplacé par la messagerie. La messagerie d’Internet est devenue un outil de communication courante dans tous les milieux et notamment dans les relations professionnelles. Avec la messagerie, il y a beaucoup moins d’erreurs d’interprétation et les relations restent le plus souvent courtoises.

Après une journée de travail avec parfois des communications intenses, je pense à me ressourcer avec un repos bienveillant. Le repos est un facteur important pour dissiper la fatigue attentive. J’entame le relâchement de mes efforts dès la sortie de mon travail.

 

Témoignage d'Alain DALUZEAU, responsable SURDITE AU TRAVAIL de l'AIFIC